dimanche 2 septembre 2007
Une aspirine?
Trouvé dans le Canard Enchaîné de cette semaine (il sort tous les mercredis) un extrait de la circulaire de Rachida Dati destinée aux magistrats afin des les aider à comprendre la Loi du 10 août sur la récidive. Alors, un conseil, on s'assoit confortablement, si on est fatigué, je vous conseille une petite sieste avant la lecture histoire d'avoir les neurones bien reposées. Donc voilà la limpide missive : "Comme l'indiquent les débats parlementaires, il n'y a nouvelle récidive légale, au sens des articles 132-18-1 et 132-18-2, que lorsqu'une personne commet une infraction qui constitue le deuxième terme d'une récidive dont le premier terme constituait le second terme d'une précédente récidive, ou, plus précisément, dont le premier terme est une condamnation prononcée pour une infraction qui constituait le second terme d'une précédente récidive, à condition que ce précédent état de récidive ait été relevé par la juridiction de jugement."
vendredi 17 août 2007
Franska, affaire suivie par le Canard Enchainé
Voici un petit récapitulatif de "l'affaire Franska" suivie de prés par le Canard Enchainé (il sort tous les mercredis).
Le 25 juillet dans l'article "une brebis galeuse chez les ours" : l'âge de Franska est remis en question, elle n'aurait pas 7 ans mais 17. Nelly Olin (ex ministre de l'écologie) s'est fait avoir et Nathalie Kosciusko Morizet (sous ministre à l'écologie) est dans ces petits souliers. Déclaration de C Puyo patron de la FDSEA "notre dernière cartouche c'est sarkozy, avant qu'une vraie cartouche ne soit adressée à l'ourse".
Le 1er août dans l'article "La guerre franco-slovène de l'ourse aura -t-elle lieu?" : Nathalie Kosciusko Morizet confirme, Franska a 17 ans. Selon l'accord entre la France et la Slovénie publié au journal officiel le 20/04/05, en cas d'erreur sur l'âge les slovènes doivent capturer l'ours et en fournir un nouveau à la France correspondant à l'âge requis (entre 3 et 6 ans).
Le 15 août dans l'article "Ne m'appelez plus jamais Franska!" : Franska percute la voiture d'un sous -officier du 1er régiment des hussars parachutistes de Tarbes. L'autopsie révèle que Franska avait du "plomb dans l'aile ou plutôt l'arrière train". Mais selon l'expert les tirs ont eu lieu il y a 1 mois et n'ont rien à voir avec la mort de Franska.
Le moins que l'on puisse dire c'est que cette mort accidentelle arrange pas mal de monde.
samedi 4 août 2007
"Pour une France de locataires"
Pour faire suite à la rubrique précédente je ne résiste pas au plaisir de vous faire partager un article du CANARD ENCHAINE paru au mois de juillet et écrit pas J.-L.P. Je vous rappelle que le Canard sort tous les mercredis! Donc voici l'article :
"Pour une france de locataire"
" Il n'y en a plus que pour eux : les propriétaires. C'est à eux quqe Sorkozy va offrir 5 milliards d'euros de déductions fiscales. Rien, pas un sous pour les locataires, ces maudits, ces galeux, ces indésirables de la France d'aprés. Et pourtant. Pourtant, être locataire offre de multiples avaantages. D'abord, le locataire n'a pas à passer ses week-ends à bricoler tout en répétant d'un air accablé "Dans une maison , y a toujours quelque chose à faire". Pendant que le locataire fait ses travaux, le locataire reçoit ses amis pour l'apéro. Et il les choisit, ses amis. Il fréquente qui lui plaît : il n'a pas à se coltiner ces affreuses réunions de copropriétaires où les voisins s'écharpent pour la mise aux normes des ascenseurs, le ravalement de la façade et l'installation d'un Digicode. Il ne paie pas d'impôt foncier. Ne se passionne pas pour les pages "Vivre vitre argent" des journaux, pour des histoires de patrimoine à faire fructifier, de plus-value, d'emprunt, de taux d'intérêt fixe ou flottant. Son banquier lui fiche une paix royale. Et réciproquement. Le locataire ne laisse pas de biens immobilier derrière lui : du coup, ses héritiers n'ont pas à s'entretuer pour l'héritage. Alors que le propriétaire est rivé à sa propriété telle la moule à sonrocher, il lui est toujours loisible de bouger, de déménager, de changer d'air. Et même s'il ne le fait pas, la simple idée de se savoir libre d'attaches le réjouit.
Certes, le locataire, au fond, rêve d'être propriétaire. Certes il est à la merci du sien, de propriétaire, de ses augmentations de loyer, de ses ventes à la découpe, des travaux qu'il ne fait pas. Certes, il râle toues les mois quand il signe le chèque du loyer. Mais remercions-le. Grrâce à lui, les campagnes ne sont pas encore recouverte de lotisssements pleins de pavillons avec haies de thuyas et nains de jardin partout. Il nous laisse respirer. Il est du côté de la cigale. Il laisse la pensée unique des fourmis aux propriétaire. On devrait le déclarer d'utilité publique!"
